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Sites de recherche au Sénégal

Au Sénégal, la zone de Mboro, pôle de développement et d’attraction de la capitale Dakar et celle de Thiès, la plus grande ville secondaire ont été choisies. Les deux sites se situent dans la même région (Thiès) qui compte 1,3 millions d’habitants répartis entre les zones de Mbour (40%), Thiès (30%), Mboro (30%). Les deux villes ont cependant des caractéristiques très différentes avec des problématiques urbaines et agricoles très différenciés.


Source : DTGC et au-senegal.com.

Mboro : une petite ville récente, encerclée par une communauté rurale qui concentre les ressources

La commune de Mboro a été crée en 2000. Elle compte 13 000 habitants alors que la communauté rurale qui l’encercle en compte 20 000. en raison de la présence sur son territoire d’une importante industrie, les ICS (industries chimiques du Sénégal) qui exploitent les gisements de phosphates. Les activités agricoles, industrielles, commerciales en font un pôle d’immigration.

En effet, la zone de Mboro, située dans les Niayes, le long de la côte Nord, est traversée par une grande Niaye qui en année de bonne pluviométrie se transforme en un réseau hydrographique fonctionnel et en fait une zone privilégiée pour les cultures maraîchères. C’est également un important centre de collecte et de redistribution des produits maraîchers.

Les terres cultivées ont été immatriculées depuis la colonisation et ont fait l’objet d’une privatisation précoce. Le marché foncier est très dynamique et à priori ouvert avec la possibilité d’accès à la terre par l’achat, l’héritage ou par la location en lien avec le développement de l’exploitation privée.

La croissance urbaine est modérée mais les enjeux environnementaux sont importants et des risques de conflits couvent entre les communautés rurales limitrophes et la Commune en raison de l’étouffement de la commune, qui ne dispose pas de réserves foncières  et de la résistance des Communautés rurales à l’expansion de la ville. De sérieux problèmes d’aménagement urbain se posent d’autant plus que l’enjeu majeur pour les Communautés rurales est de garder le contrôle sur la mer et sur les ICS, principales sources de revenus.

> Pour en savoir plus sur Mboro

Thiès : une forte expansion urbaine sur des terroirs
agricoles surexploités

La ville de Thiès est la deuxième ville du Sénégal tant au plan économique que démographique  avec une population estimée à 250.000habitants. Le périmètre communal s’est agrandi progressivement en absorbant des villages et des terres agricoles et menaçant la forêt classée. Cette extension s’est faite au détriment de la communauté rurale de Fandène qui encercle la ville et qui essaie de négocier l’avancée de la ville.

La zone de Thiès est une zone d’agriculture familiale pluviale (mil, maïs, sorgho, niébé d’autosubsistance, manioc commercialisé). Les agriculteurs possèdent quelques animaux et exploitent également le quinqueliba (feuilles pour tisanes), le rônier et des vergers de mangues. Le maraichage se développe (piments).

Le foncier est utilisé comme moyen de contrôle social et politique. Les incertitudes sur les limites exactes des deux collectivités et les opérations et les opérations de lotissements réalisées des deux côtés entraînent des conflits.

Un cadre de concertation, où se retrouvent les présidents des communautés rurales, le maire de Thiès, et les services techniques, sous la présidence du préfet, a été crée par décret en 2000 Ce dialogue minimal est un grand pas dans la prise en compte des intérêts des paysans dans l’avancée urbaine. Un groupement d’intérêt communautaire a été crée entre la commune et la communauté rurale de Fandène. Il pourrait être mis à profit pour mener une réflexion sur la gestion des déchets ménagers, qui constitue un enjeu environnemental le plus important.

> Pour en savoir plus sur Thiès

Coordinateur national : Enda graf

Partenaires : IFAN/UCAD (foncier), Enda graf et Gret (agriculture et animation des restitutions), ISRA (environnement)

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